Bienvenue dans l'espace mode du Conseil départemental des jeunes de la Drôme. On te donne les clés, les bons plans et les bonnes raisons d'arrêter la fast fashion — sans changer ton style.
Les jeunes de la commission sont partis à la rencontre de boutiques de seconde main et d'un atelier de revalorisation textile de la Drôme. Clique sur une carte pour lire l'interview.












Les commerçantes du « Petit Bonheur » répondent aux questions des jeunes. Clique sur ▶ pour les écouter.
Des boutiques de la Drôme aux applis, voici où chiner, donner et faire durer tes vêtements.
Les boutiques de seconde main rencontrées par la commission, et les associations qui font vivre la mode responsable en Drôme.
Pour acheter, vendre ou donner sans bouger de chez toi.
Deux fois par an, l'association Fair Sens organise à la MJC de Saint-Donat une zone de gratuité : tu déposes des vêtements… et tu en prends, ou pas !
Découvrir Fair Sens →Vinted, Leboncoin, Depop… le mode d'emploi pour revendre tes fringues : préparer, photographier, fixer le prix, envoyer — et les règles de sécurité à connaître.
6 réflexes simples pour acheter et vendre sans se faire avoir.
Les ateliers couture et bijoux de la Drôme repérés par la commission : coudre un sac ou une banane, fabriquer son bijou… et repartir avec une pièce unique.
S'habiller sans abîmer la planète ni celles et ceux qui fabriquent nos vêtements, c'est possible. Seconde main, friperie, upcycling… on te donne les bases, puis on te présente celles et ceux qui font bouger les choses en Drôme.
Cette page a été pensée, écrite et réalisée par la commission « mode » du Conseil départemental des jeunes de la Drôme. Définitions, conseils et rencontres avec des boutiques de seconde main du territoire : tout est là pour t'aider à changer ta façon de consommer la mode — sans changer ton style.
Tu entends plein de mots pour parler de vêtements « pas neufs ». Voici la différence, en clair.
Tout ce qui a déjà servi avant toi : sur les applis (Vinted, Leboncoin…), en friperie, en dépôt-vente ou en vide-grenier. En clair : dès que ce n'est pas neuf, c'est de la seconde main.
Un magasin de seconde main : beaucoup de choix, petits prix, et parfois de vraies pépites vintage… à condition de fouiller un peu !
Comme une friperie, mais avec une sélection plus soignée : des particuliers déposent leurs vêtements, la boutique les revend pour eux. Moins de fouille, des prix un peu plus élevés.
Transformer un vêtement pour lui donner une nouvelle vie : un jean troué → un short, un t-shirt → un sac. Là, tu ne fais pas qu'acheter… tu deviens styliste.
À retenir : pas besoin d'acheter du neuf pour être stylé. Choisir la seconde main ou l'upcycling, c'est éviter de jeter, réduire la pollution, faire des économies… et avoir un style bien à toi.
Selon l'association drômoise Fair Sens, près de 80 % des vêtements neufs ne sont jamais portés. La fast fashion pousse à acheter toujours plus… pour souvent ne presque rien mettre.
En 2013, l'effondrement du Rana Plaza au Bangladesh a révélé les conditions de travail très précaires de l'industrie textile. Un déclic pour beaucoup.
Les friperies que nous avons rencontrées refusent l'ultra fast fashion (type Shein) : des vêtements à très bas prix, peu durables, qui ne respectent ni l'environnement ni les ouvriers.
Bonne nouvelle : rien n'est perdu. Donnés, déposés, recyclés… les vêtements peuvent resservir, et même devenir de l'isolant quand ils sont trop usés.
Tu as déjà acheté un t-shirt à 5 € en te disant « super, pas cher ! » ? En réalité, ce prix bas, c'est quelqu'un d'autre qui le paie. Et cette personne a peut-être ton âge.
La « mode rapide », c'est quand les marques sortent des tonnes de nouveaux vêtements chaque semaine à des prix très bas. Résultat : on achète beaucoup, on jette vite, et les tendances changent sans arrêt.
Une grande partie des vêtements portés en Europe est fabriquée dans des pays comme le Bangladesh. Dans certaines usines, des enfants de 10 ou 12 ans travaillent dans la chaleur, sans protection, entourés de produits chimiques, pour environ 0,20 € de l'heure. Au lieu d'être à l'école, ils rentrent chez eux épuisés à 22 h.
Les jeunes de la commission ont retenu l'histoire de Jui, une fille de 12 ans qui a dû arrêter l'école parce que sa famille avait de graves difficultés. Elle travaille en usine pour payer les études de sa petite sœur.
« Mon rêve, c'était de devenir médecin. Mais comme je ne peux plus, je travaille pour que ma sœur puisse le devenir. »
Et ces usines rejettent chaque jour des milliers de litres d'eau polluée dans les rivières. Les habitants tombent malades ; l'eau et les terres sont abîmées pour longtemps.
Chaque année, des millions de vêtements usagés partent d'Europe vers l'Afrique. Au Ghana, le marché de Kantamanto est le plus grand marché de seconde main d'Afrique de l'Ouest : 12 millions de vêtements y arrivent chaque semaine. Mais 30 à 40 % finissent en décharge ou sur les plages, trop abîmés pour être vendus. Les pays riches exportent donc aussi leur pollution.
Face à ce problème, l'association ghanéenne The Revival récupère ces vêtements abandonnés et les transforme en nouvelles créations : habits, accessoires, tapis, coussins… C'est de l'upcycling. Elle forme aussi des jeunes femmes à ces techniques pour qu'elles puissent créer leur activité et vivre dignement.
Pas besoin de tout changer du jour au lendemain. Voici 6 réflexes simples pour une mode plus responsable.
Avant d'acheter neuf, jette un œil sur Vinted ou en friperie. Tu trouveras des pièces uniques, souvent moins chères.
Achète en friperie et donne tes vêtements (Emmaüs, ressourceries…). Ce qui ne te sert plus servira à quelqu'un d'autre.
Limite les achats inutiles : prends le temps de te demander si tu vas vraiment le porter.
Range régulièrement ton dressing pour savoir ce que tu as déjà… et éviter d'acheter en double.
Donne ou échange tes vêtements avec tes proches. Un troc entre potes, c'est gratuit et convivial.
Un accroc, un vêtement abîmé ? Customise-le ou répare-le plutôt que de le jeter. ↓
Les photos, interviews, textes et enregistrements de cette page ont été réalisés par les jeunes de la commission « mode » du Conseil départemental des jeunes de la Drôme.
🚧 Prénoms à compléter
Liste des participant·es : à compléter (les prénoms seront ajoutés ici dès qu'ils seront communiqués).
Les contenus concernant Dynam'&Co ont été relus et validés par l'association en octobre 2026.
Mini-site conçu par le CRIJ Auvergne-Rhône-Alpes pour le CDJ 26.
Rencontre · seconde mainEt si consommer autrement, c'était aussi créer du lien ?
Des collégiens sont partis à la rencontre de Claudine, fondatrice de la boutique Chez Mémé, et d'une association engagée dans le recyclage textile. Une interview inspirante sur la seconde main, le partage… et les parcours de vie.
Claudine a un parcours loin d'être classique. Après des études de lettres, qu'elle a dû arrêter, elle s'est lancée dans différentes expériences : responsable d'un hammam, elle y crée une galerie d'art pour rendre la culture accessible à tous. Pendant 17 ans, elle fait venir des artistes dans un petit village pour permettre à chacun de découvrir l'art autrement.
Elle poursuit ensuite dans le domaine social, notamment en tant qu'AESH puis en centre social, où elle accompagne les jeunes dans leurs projets et dans leur quotidien.
C'est une expérience personnelle, liée aux difficultés scolaires de son fils, qui va lui donner envie de créer un lieu différent.
La boutique Chez Mémé n'est pas une friperie comme les autres. C'est un lieu où l'on peut venir, discuter, prendre un café, même sans acheter.
Le nom vient d'une idée simple : une « mémé », c'est quelqu'un qui prend soin de nous, qui nous accueille et qui nous fait du bien. Ici, l'objectif est clair : prendre soin des gens autant que des objets.
Dans la boutique, on trouve majoritairement de la seconde main. Mais parfois, des vêtements issus de la fast fashion apparaissent.
Claudine explique son choix : si ces vêtements existent déjà, autant leur donner une seconde vie plutôt que de les jeter. C'est une démarche réfléchie, qui cherche un équilibre entre valeurs et réalité.
La boutique accueille aussi des jeunes en difficulté, notamment en phobie scolaire ou en décrochage. Pendant quelques semaines, ils participent pleinement à la vie du magasin :
L'objectif n'est pas de les faire observer, mais de les rendre acteurs. Ici, chacun est accueilli comme il est, sans jugement.
Et parfois, ces expériences changent des trajectoires : certains reprennent confiance, trouvent une voie ou construisent un nouveau projet.
Au-delà des vêtements, Chez Mémé propose une autre manière de voir les choses :
Claudine le résume simplement : « On ne peut pas être parfait, mais on peut essayer, à notre échelle. »
À Saint-Donat, l'association Fair Sens agit au quotidien pour sensibiliser à une autre manière de consommer le textile. Rencontre avec Maryline, à l'origine de ce projet engagé.
Tout démarre en 2013, après l'effondrement du Rana Plaza au Bangladesh. Cet événement révèle les conditions de travail très précaires dans l'industrie textile et marque profondément Maryline.
Elle prend alors conscience de la surproduction : près de 80 % des vêtements neufs ne sont jamais portés. Ce constat devient le point de départ de son engagement.
Avec Fair Sens, le choix est clair : ne pas créer de nouveaux déchets pour résoudre un problème. L'association développe ainsi des ateliers de récupération textile, où chacun apprend à donner une seconde vie aux vêtements :
L'objectif est double : limiter les déchets, créer du lien et du partage.
Deux fois par an, Fair Sens organise à la MJC de Saint-Donat un événement ouvert à tous : le « Souk and troc ».
Le principe est simple : tu déposes des vêtements… tu peux en prendre… ou pas ! C'est une zone de gratuité, sans échange obligé, pour encourager un mode de consommation plus libre et solidaire.
Autour de ces actions, l'association réunit un public varié : jeunes, familles, habitants… Les ateliers et événements sont intergénérationnels, et attirent aussi des collégiens curieux de découvrir une autre façon de consommer et de créer.
🔗 Pour en savoir plus : mjc-herbasse.fr — Fair Sens
C'est une initiative locale qui prouve qu'on peut changer les choses… petit à petit.
Rencontre · dépôt-venteUn dépôt-vente de seconde main tenu par deux passionnées de mode. Les jeunes ont posé leurs questions ; les réponses sont à écouter en audio.
Question 1 : comment fixez-vous les prix des vêtements et accessoires vendus dans votre magasin ?
« Ça dépend de l'article. Alors on se base sur la valeur d'occasion de l'article qu'on peut trouver sur d'autres sites de revente. Il y a par exemple un site qui s'appelle Vestiaire Collectif qui est un service d'estimation qui est sérieux. Donc on peut se baser éventuellement sur cette valeur-là où on recherche l'article en 9 et on applique une décote, mais en toujours en fonction de son état. C'est à dire qu'en fonction de l'état quasi 9 ou un petit peu usé, endommagé, des petites traces d'usure, ça va impacter sur le prix ».
Question 3 : comment faites-vous votre marge sur les prix ?
Alors il y a un prix qui est décidé, enfin qui est proposé à la déposante, la personne qui nous amène le vêtement. Donc il y a en fait 50% pour elle et 50% pour le fonctionnement de la boutique. Mais ça c'est hors taxe puisqu'en fait les articles sont impactés par la TVA. Comme tout article vendu et cette TVA, elle n'est ni pour le déposant, ni pour la boutique, elle est pour l'Etat.
Question 4 : comment récupérez-vous les vêtements ?
Nous avons plus de 2350 déposantes qui viennent nous proposer en fait leurs vêtements. Donc c'est un système de dépôt. Elles nous confient leurs vêtements à la vente et si le vêtement n'est pas vendu, il est ensuite déstocké et rendu à la personne qui l'a déposé.
Question 5 : quels sont les critères pour accepter un vêtement en dépôt ?
Il faut que le vêtement soit propre, en bon état et ensuite on suit quand même la tendance, c'est à dire qu'il y a toujours une tendance de mode, une gamme de couleurs par rapport aux saisons aussi. Sur la saison printemps-été, on va prendre plutôt des articles assez colorés, bien sûr, adaptés à la saison, légers. Donc y a une saisonnalité aussi des pièces qu'on accepte. Et après, sur les marques, on accepte en toutes les marques parce qu'on veut pouvoir avoir des prix pour tout le monde, autant des petits prix qu'aller jusque au luxe. Mais on s'aperçoit quand même qu'on on a une clientèle qui recherche des vêtements de marque et de luxe. Car en première main, ces articles sont sont très chers à l'achat, donc c'est intéressant de les avoir en 2nde main. Mais on refuse l'ultra fast fashion, c'est à dire les marques Sheen, Jennyfer, bon alors qui n'existent plus maintenant. Mais vous savez, les marques à très petit prix qui pour nous ne respectent pas une charte de durabilité. et de. De respect aussi des conditions de travail des ouvriers, et cetera.
Question 7 : est-ce que les jeunes s'intéressent à votre friperie ?
Nous pensons que oui. On a une clientèle de tout âge, mais effectivement, on a aussi des clientes très jeunes. Je dis des clientes parce qu'on a un dressing. Une proposition exclusivement féminine, bien que certaines baskets puissent être un peu unique sexe et correspondre aussi à des jeunes garçons. Mais oui, oui, nous intéressons aussi les jeunes et de plus en plus. A priori, on a quand même de plus en plus de jeunes qui viennent à la 2nde main et qui viennent chercher des vêtements chez nous.
Question 9 : est-ce que les vêtements sont des dons ou vous les avez payés ?
Alors, les vêtements que nous avons dans la boutique, ce sont des dépôts, donc ce n'est ni du don ni on les achète. En fait, ils sont déposés par nos déposantes qui ou nos déposants qui les laissent un certain temps à la vente. On les garde en général une double saison, c'est à dire le la double saison automne hiver. Ou la double saison printemps été. Si le vêtement est vendu, tant mieux. S'il n'est pas vendu à la fin de cette double saison, on le déstocke, on l'enlève de notre stock et on le rend à la personne qui nous l'a déposé.
La personne interviewée a donné son accord pour diffuser ses réponses, mais pas sa voix. Voici donc l'interview retranscrite et légèrement retravaillée pour qu'elle soit adaptée aux collégiens.
Comment récupérez-vous les vêtements ?
Les vêtements que les gens ne portent plus sont récupérés un peu partout en France. On les trouve dans des conteneurs, dans des associations, ou dans différents endroits de collecte. Ensuite, ils sont envoyés dans des centres de tri.
Un centre de tri, c'est un grand entrepôt où l'on regarde chaque vêtement : s'il est encore portable, s'il ne l'est plus, s'il reste ici ou s'il part ailleurs. Une fois triés, les vêtements sont gardés puis revendus à des friperies, comme la nôtre, pour être proposés à nouveau aux clients.
Avez-vous autant de vêtements pour les hommes que pour les femmes ? Est-ce un choix volontaire ?
Oui, c'est un choix volontaire. Nous avons voulu proposer autant de vêtements pour les hommes que pour les femmes, pour être plus justes. En revanche, ce n'est pas toujours facile de trouver autant de vêtements du côté homme, mais on y arrive quand même.
Est-ce que vous achetez les vêtements que vous revendez ?
Oui, nous achetons les vêtements auprès de fournisseurs. Nous choisissons précisément le nombre de pièces que nous voulons. Par exemple, si nous souhaitons proposer des vestes en jean, nous pouvons commander exactement 50 vestes en jean, dans différentes tailles, afin qu'il y en ait pour tout le monde.
Nous ne faisons pas de dépôt-vente, car dans ce cas-là, il n'y aurait souvent qu'un seul exemplaire de chaque vêtement, et ce n'est pas ce que nous souhaitons proposer.
Rencontre · prêt-à-porter de seconde mainLa boutique de prêt-à-porter de seconde main de Dynam'&Co, association agréée Structure d'Insertion par l'Activité Économique, à Romans. Rencontre autour des prix, du tri et du zéro déchet.
Comment fixez-vous les prix dans votre boutique ?
Les prix ne sont pas fixés au poids ou au kilo. Ils dépendent de la qualité du vêtement. Nous utilisons des grilles de prix, mises à jour régulièrement, qui prennent en compte plusieurs critères : l'origine du vêtement (bas, moyen ou haut de gamme), la matière (synthétique, laine, soie…) et le type de marque. Un vêtement simple peut coûter 4 ou 5 euros, tandis qu'un vêtement de meilleure qualité ou de luxe peut aller jusqu'à 20 euros ou un peu plus.
Est-ce que vous portez des vêtements de seconde main ?
Oui, depuis que je travaille à Dynam'&Co. Avant, ce n'était pas quelque chose qui m'intéressait. Mais en travaillant toute la journée avec des vêtements, en voyant les différentes qualités de tissus, on finit par s'y intéresser. Aujourd'hui, ma veste, mon haut et parfois même mes chaussures viennent d'ici. Nous portons tous des vêtements de seconde main, car le rapport qualité-prix est très intéressant.
Comment faites-vous votre marge ?
Nous ne cherchons pas à faire une grande marge. Dynam'&Co est une association. Son objectif n'est pas de gagner beaucoup d'argent, mais de pouvoir payer les salariés, qui sont des personnes en transition professionnelle. Les prix servent aussi à couvrir les frais liés au travail des vêtements : le lavage, le repassage, les étiquettes ou un peu de couture. Le but principal est de donner une seconde vie aux vêtements pour éviter qu'ils finissent à la décharge, tout en ayant un impact positif pour l'environnement et la société.
Pourquoi acceptez-vous des articles de fast fashion ?
Nous acceptons les vêtements de fast fashion s'ils sont en bon état. Si ces vêtements sont jetés, ils polluent encore plus. Leur donner une seconde vie permet de réduire la pollution. Même en acceptant ces vêtements, nous essayons de limiter les effets négatifs de la fast fashion en les réutilisant plutôt que de les jeter.
Aimez-vous votre travail et pourquoi ?
Oui, j'aime mon travail car il est très varié. En boutique, on rencontre du monde, on conseille les clients et on suit aussi les tendances de la mode. Mais je travaille aussi au centre de tri. Là-bas, nous trions les vêtements donnés dans des conteneurs : ceux qui peuvent être revendus, ceux qui doivent être recyclés. Nous faisons tout le parcours du vêtement : le tri, le lavage, le repassage, l'étiquetage, jusqu'à son arrivée en boutique. Voir cette transformation est très intéressant.
Quand les vêtements restent trop longtemps, que deviennent-ils ?
Quand les vêtements arrivent ici, ils sont d'abord échangés avec la boutique de Romans. S'ils ne sont toujours pas vendus après leur passage à Romans, ils sont ensuite proposés lors d'une braderie. Si les vêtements ne sont pas vendus à la braderie, ils sont envoyés à un prestataire appelé GEBETEX, qui va les transformer, par exemple pour en faire de l'isolant. Ainsi, les vêtements ne sont pas jetés et ont toujours une utilité.
Les vêtements que vous vendez sont-ils des dons ou est-ce que vous les achetez ?
Les vêtements que nous récupérons sont uniquement des dons. Ils sont déposés dans des conteneurs prévus pour ça, puis ils sont ensuite traités avant d'être proposés en boutique. Les gens peuvent aussi apporter directement leurs vêtements en boutique. Tout fonctionne grâce au don.
Rencontre · revalorisation textileDerrière Chic!La Boutique, il y a un atelier de revalorisation textile, qui est aussi un Atelier Chantier d'Insertion (ACI). Les jeunes de la commission sont allés visiter les lieux et ont posé leurs questions.
Combien de tonnes de textiles collectez-vous par an ?
L'année passée, nous avons fait 470 tonnes de textiles en collecte.
Comment recrutez-vous vos salariés ?
Ce sont des salariés qui ont un contrat d'insertion. C'est leur conseiller France Travail qui nous les envoie : des demandeurs d'emploi à qui cela permet d'accéder au chantier d'insertion.
Quels sont les différents types d'ateliers ?
Nous portons deux Ateliers Chantiers d'Insertion (ACI). Il y a Made By Eco (MBE), avec l'informatique, la logistique et les toilettes sèches. Et il y a le nôtre, l'atelier de revalorisation textile.
Avez-vous des actionnaires qui soutiennent l'association ?
Non. C'est vraiment notre travail qui fait vivre l'association. Nous n'avons pas d'actionnaires, et pas réellement d'adhérents non plus.
Quel pourcentage de vêtements jetez-vous ?
On ne jette rien, on recycle tout. Il y a bien un pourcentage qui ne sera pas vendu dans nos boutiques, et un autre qui ne sera pas exploité par l'association — mais quoi qu'il en soit, il sera revalorisé par notre partenaire, GEBETEX. On ne jette que si le vêtement est vraiment souillé, détruit par quelque chose d'extérieur. Sinon, on ne jette rien.
Que veut dire PIHC, et pourquoi l'avez-vous créé ?
PIHC n'existe plus : c'était le nom de l'association au départ, Plateforme d'Insertion Humanitaire et de Coopération. Quand elle a été créée, elle travaillait déjà le textile et différentes choses, mais nous étions davantage dans la coopération vers des pays étrangers. Depuis quatre ans, nous nous appelons Dynam'&Co, justement parce que nous ne faisons plus de coopération à l'étranger.
Combien avez-vous d'usines et de magasins en France ?
Nous avons deux boutiques, une à Romans et une à Valence. Nous n'avons pas d'usine : nous ne créons rien, nous recyclons tout, donc il n'y a pas de production de matière. Nous sommes une petite association — 470 tonnes à traiter, c'est déjà énorme pour nous.
Quelles compétences faut-il pour travailler dans le tri textile ou l'upcycling ?
Il faut du goût, il faut l'envie. Après, ça dépend du poste. Pour être sur le chantier d'insertion, il faut être demandeur d'emploi et nous être adressé. Pour être encadrant, la formation est plutôt sociale, plutôt de l'encadrement — notre support d'activité, c'est le recyclage et la revalorisation du textile. Ensuite on a des connaissances en textile, on a le goût du textile, on se forme au textile. Moi, je viens vraiment du textile, mais ce n'est pas le métier de base.
Combien de personnes travaillent ici ?
Actuellement, nous avons 37 personnes en insertion et nous sommes 8 encadrants.
Avez-vous déjà trouvé quelque chose d'inattendu dans une poche ?
Oh que oui, énormément. Si on part sur la qualité, nous avons trouvé des sacs Dior, des Yves Saint Laurent, de véritables pépites comme on peut les appeler. Et si on part sur quelque chose d'ignoble, nous avons trouvé un chevreuil démembré dans un de nos points d'apport. Voilà, ce sont les deux extrêmes.
Combien de vêtements triez-vous en une journée ou en une semaine ?
En nombre de vêtements, je ne pourrais pas dire. Mais en tonnage, ça va faire à peu près une tonne et demie, deux tonnes de vêtements par semaine.
Comment pouvons-nous, au collège, réduire les déchets textiles ?
Les déchets textiles, à la base, ça vient surtout de la fabrication, de la fast fashion : il va falloir arrêter et prendre des choses plus durables. Après, à part mettre un PAV au collège ou faire votre propre tri, je ne vois pas trop comment on pourrait.
C'est quoi un PAV ?
Un point d'apport volontaire. Ce sont les conteneurs jaunes qu'on met à l'entrée, ceux que vous avez pu voir. C'est là qu'on vient déposer le linge.
Guide pratiqueTu as des vêtements au fond de ton armoire que tu ne portes plus jamais ? Plutôt que de les jeter, tu peux les vendre en ligne et gagner un peu d'argent de poche. Voici comment faire, étape par étape.
Avant de mettre un article en vente, vérifie ces points :
Un article bien présenté se vend beaucoup mieux et plus vite !
Il existe plusieurs applications et sites adaptés pour vendre des vêtements d'occasion :
Vinted est le plus utilisé en France, c'est une bonne option pour commencer.
⚠️ Important : pour créer un compte sur ces sites, il faut en général avoir 18 ans. Si tu es collégien, demande à un parent de créer le compte avec toi ou à ta place.
1. Prends de belles photos. C'est la partie la plus importante ! Voici quelques conseils :
2. Rédige une bonne description. Indique clairement :
3. Fixe un bon prix. Regarde ce que d'autres personnes demandent pour des articles similaires sur le site. En général, un vêtement d'occasion se vend entre 20 et 50 % de son prix d'origine. Si tu veux vendre vite, mets un prix un peu plus bas.
Une fois qu'un acheteur a payé, tu reçois une étiquette d'envoi directement sur l'application. Il te suffit de :
L'argent est versé sur ton compte Vinted une fois que l'acheteur a confirmé la réception. Tu peux ensuite le virer sur un compte bancaire.
Vendre ses vêtements, c'est bon pour ton porte-monnaie, bon pour la planète, et ça libère de la place dans ton armoire. Alors, par quoi tu commences ?
Guide pratiqueAcheter ou vendre sur Vinted, c'est pratique pour faire des économies. Mais il existe aussi des arnaques : voici les 6 réflexes à avoir.
1. Reste toujours sur l'appli
Ne quitte jamais Vinted pour payer ailleurs (virement, paiement entre particuliers…). Si on te le propose = arnaque probable.
2. Méfie-toi des prix trop beaux
Un article de marque à quelques euros, un sweat quasi neuf à −90 % ? Si c'est trop beau pour être vrai… c'est souvent faux.
3. Regarde le profil du vendeur
Bon signe : des évaluations positives, de vraies photos, un compte actif. Profil vide, photos floues, aucune évaluation ? Passe ton chemin.
4. Ne clique jamais sur un lien bizarre
Certains messages contiennent des liens pour « payer » ou « valider un colis ». Vinted ne te demande jamais de cliquer sur un lien externe.
5. Protège tes infos
Ne donne jamais ton mot de passe, ton téléphone ou tes coordonnées bancaires en dehors de l'appli.
6. En cas de doute : signale
Un bouton « Signaler » existe sur Vinted. Et tu peux toujours en parler à un adulte.
Guide · les ateliers de la DrômeMarre d'avoir les mêmes vêtements que tout le monde ? Tu veux un style qui te ressemble vraiment ? Bonne nouvelle : tu peux créer, transformer et personnaliser tes propres vêtements et accessoires. Et il existe plein d'ateliers près de chez toi pour se lancer !
Apprendre à coudre, ce n'est pas réservé aux grands-mères — c'est même devenu une vraie tendance. Avec la couture, tu peux créer tes propres vêtements, customiser ceux que tu as déjà, ou fabriquer des accessoires (sacs, trousses, bananes…). Bref, porter quelque chose que personne d'autre n'a.
Plutôt team bijoux ? Créer son propre bijou, c'est le meilleur moyen d'avoir un accessoire 100 % unique. Et en plus, c'est bluffant à raconter !
Customiser ses vêtements, fabriquer ses bijoux… c'est bon pour la planète, c'est bon pour ton style, et c'est une fierté que personne ne peut t'enlever. Alors, par quel atelier tu commences ? 🎨
⚠️ Petit conseil : avant de t'inscrire, vérifie les tarifs et les dates directement sur les sites. Certains ateliers nécessitent une réservation à l'avance !